Perspective

Éruption volcanique – Êtes-vous couvert ?

December 21, 2014| By Liz Berge | P/C General Industry | Français | English

Au début des années 1990, lorsque j’ai obtenu le diplôme de souscripteur CPCU (Chartered Property Casualty Underwriter), j’ai pu voir personnellement la caldeira du Parc national des volcans d’Hawaï. L’exotisme du lieu avait fait de la cérémonie de remise des diplômes un événement très prisé. Selon la rumeur, une grande société d’assurance avait envoyé tellement de représentants qu’elle avait gagné un point de ratio combiné. C’était mon premier séjour à Hawaï et j’ai eu la chance de pouvoir visiter le parc, de traverser la caldeira à pied et de constater les dégâts causés aux routes et à la région par la lave qui s’écoulait alors.

De la lave s’écoule à nouveau du volcan Kilauea, situé sur Big Island à Hawaï. En éruption permanente depuis le mois de juin, son sommet déverse très lentement sa lave. Avec une température de 900 °C, elle brûle tout sur son passage. Heureusement, peu de dégâts matériels sont à déplorer et le front actif de la coulée de lave évolue très lentement. Fin octobre, cinq écoles ont été fermées et une maison a brûlé le 10 novembre. La coulée de lave est tellement lente qu’elle attire les touristes. Un couple a même été arrêté pour avoir pénétré la zone à risque, profitant de l’occasion pour prendre des photos et examiner la lave avec des clubs de golf, à seulement 1,50 m de la coulée de lave. Cette éruption est très différente de celle qu’a connue l’Islande en 2010 avec le volcan Eyjafjallajökull.

Le volcan islandais était couvert de glaciers dont la fonte partielle, provoquée par l’éruption, a entraîné différentes conséquences. De véritables fleuves formés par la fonte du glacier ont dévalé la montagne en direction de fermes et d’autres zones habitées. Pourtant, la plupart des gens se souviennent bien plus du gigantesque panache de cendres qui a suivi l’évaporation du glacier et son explosion. Les dégâts ont été limités à l’échelle locale. Mais les conséquences globales ont été bien plus importantes. Du fait de la direction des vents, l’espace aérien a été presque totalement fermé en Europe du Nord par crainte que les cendres volcaniques très fines ne viennent endommager les moteurs des avions, rendant les vols dangereux. Le panache volcanique a atteint plus de 10 km d’altitude. L’espace aérien a été fermé du 15 au 23 avril 2010 puis, par intermittence, pendant encore quelques semaines. On estime que plus de 100 000 vols ont été annulés pendant la période initiale de fermeture de l’espace aérien. Ces perturbations aériennes majeures ont été un véritable casse-tête pour les avions commerciaux et de fret. De nombreuses activités économiques, comme les hôtels dans le secteur du tourisme, et bien entendu les compagnies aériennes, ont subi une perte de revenu importante.

Où peut-on trouver une assurance couvrant les sinistres dus à l’activité volcanique ? Quels événements rentrent dans la catégorie de l’éruption volcanique ? Le formulaire ISO pour les sinistres à causes spéciales ne couvre pas les sinistres causés par l’activité volcanique mais ils peuvent être ajoutés par le biais de l’avenant « mouvements de l’écorce terrestre ». À cet égard, la plupart des formulaires standards aux États-Unis (mais pas tous !) sont identiques au formulaire ISO. La définition de l’activité volcanique est le seul point sur lequel les polices d’assurance diffèrent légèrement, même si elles ont globalement la même signification.

Les deux exemples suivants sont des définitions courantes :

  • Explosion volcanique aérienne ou onde de choc ; poussières de cendre ou particules ou coulée de lave.
  • Éruption, explosion ou effusion d’un volcan.


Cependant, les polices indiquent généralement que les coûts induits par l’enlèvement des cendres, des poussières ou des particules qui ne causent pas de dégâts directs aux biens couverts ne sont pas pris en charge. Il n’y aura donc pas de couverture pour perte de revenu due aux annulations de vol si les biens couverts n’ont subi ni perte ni dommage physique direct. Bien sûr, les polices personnalisées peuvent être tout à fait différentes. Comme toujours, il est donc primordial de lire la police. Si vous voulez avoir un deuxième avis concernant la formulation de vos polices d’assurance ou si vous souhaitez examiner les possibilités de transfert de risque, contactez votre représentant Gen Re.

 

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