Perspective

L’activité physique est bénéfique pour la santé, mais en faut-il beaucoup pour vivre plus longtemps et en bonne santé ?

April 08, 2020| By Ross Campbell | L/H General Industry | Français | Español | English | Deutsch

J’ai acheté un nouveau VTT cet été. J’avais déjà deux vélos en parfait état au garage, mais rien de tel qu’un nouveau jouet pour vous motiver. De nos jours, il est difficile de s’aventurer sur des sentiers sans contrôler ses propres données. J’aime notamment utiliser le système PAI (« Personal Activity Intelligence »), un score de santé qui mesure la capacité cardiorespiratoire.

Le dispositif PAI permet d’évaluer l’activité de la fréquence cardiaque par le biais de montres connectées telles que Fitbit ou Apple Watch. Il utilise ces informations, ainsi que les données personnelles que j’ai moi-même saisies, pour m’aider à déterminer le volume optimal d’activité physique me correspondant. Toutes ces données, combinées à au volume d’activité physique que je pratique chaque semaine, sont ensuite traduites en un score PAI unique. En maintenant mon score PAI à 100, je réduis mon risque de maladie cardiovasculaire et de décès prématuré. Cela vaut peut-être le coup de vivre plus longtemps au vu des 2 500 euros dépensés pour ce nouveau vélo…

Le système PAI tient compte, sur un cycle de sept jours, de ma fréquence cardiaque maximale et au repos, ajustée en fonction de l’intensité de l’activité pratiquée, pour déterminer ma consommation maximale d’oxygène (VO2max), reflet de ma capacité cardiorespiratoire. Le cyclisme est censé me permettre d’augmenter mon rythme cardiaque au-delà d’un seuil et dans les limites de la zone d’entraînement cardiorespiratoire, ce qui me permet de glaner des points PAI. Le maintien de mon score PAI à 100 sera bénéfique pour ma santé.

Pour s’adapter correctement à ma VO2max, le score PAI doit être déterminé à partir des données d’activité physique recueillies sur plusieurs semaines ; cela étant dit, mes cinq premières sorties permettent déjà de se faire une idée de ce qui m’attend (voir la figure ci-dessous). Le système PAI utilise les données de ma première sortie pour commencer à calibrer l’algorithme selon mon profil : le score obtenu n’est pas pertinent. Ma deuxième sortie se termine brusquement par une crevaison et une chute, mais je suis à nouveau dans la zone d’entraînement dès ma quatrième sortie, et de retour dans les bois pour ma cinquième sortie.

Table 1

Ma fréquence cardiaque moyenne a chuté au cours des quatre premières sorties, ce qui laisse penser que ma condition physique était relativement bonne et que l’amélioration de ma santé cardiaque a rapidement joué dans l’équation. Bien que ma vitesse moyenne ait été constante, l’effort fourni, mesuré par la fréquence cardiaque et, en fin de compte, les points gagnés, ont tendance à diminuer.

Il est clair que la combinaison durée d’effort plus longue et rythme cardiaque plus élevé permet de marquer plus de points. Je dois passer à la vitesse supérieure, car l’algorithme est calibré en fonction de mon effort cardiaque personnel. Dans le dispositif PAI, les exercices de très faible intensité ne permettent pas d’augmenter la capacité cardiorespiratoire, alors que pour les personnes ayant une bonne condition physique et une réserve cardiaque plus élevée, le seuil pour le cumul des points PAI est repoussé.

L’algorithme du système PAI s’adapte désormais à mon profil et je découvre quel volume d’effort est nécessaire pour atteindre un score associé à un effet protecteur. J’enfourche à nouveau mon vélo pour ma 5e sortie et gagne 75 points, le score maximum qu’il est possible de gagner en une journée. Rien de surprenant. Le trajet est plus long, plus difficile et je pédale plus fort, car je me sens déjà en meilleure forme (voir la figure ci-dessous).

Image 1

L’algorithme continuera de s’adapter à mon comportement en matière d’activité physique au cours des prochains mois. Au fur et à mesure que ma capacité cardiorespiratoire augmentera, je découvrirai que courir sur un tapis roulant pendant 30 minutes est moins amusant et me rapporte moins de points. Je constaterai que ma marche quotidienne rapide et ma moyenne de 6 000 pas par jour jouent sur ma capacité cardiorespiratoire sans pour autant la modifier substantiellement, car l’effort cardiaque fourni n’est pas suffisant. La course et la marche permettront d’améliorer mon score PAI, mais de là à atteindre un score de 100 (soit un score suffisamment élevé pour que cela se répercute sur ma santé à long terme et qui me permette de rentabiliser mon vélo), il va tout simplement falloir que je fournisse davantage d’efforts. Pour en savoir plus, consultez l’article « Intégrer la santé cardiaque à la stratégie de l’assurance, une combinaison gagnante » disponible sur mon blog.

Pour obtenir des informations complémentaires, contactez Ross Campbell ou adressez-vous à votre représentant Gen Re  local.

 

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