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Perspective

Les bases d’une gestion efficace des nanorisques

March 27, 2015| By Richard Wieczorek | P/C General Industry | Français | English

Region: Europe

Les nanomatériaux sont rapidement devenus une réalité pour de nombreux secteurs d’activité. Ils sont aujourd’hui largement utilisés dans les processus de fabrication et leurs propriétés sont exploitées dans les industries pharmaceutique et cosmétique, les secteurs des dispositifs médicaux et de l’habillement. Ils sont même fortement utilisés dans les secteurs de l’alimentation et des emballages alimentaires.

On estime que la production mondiale de nanomatériaux atteint d’ores et déjà environ 11 millions de tonnes par an et qu’à l’horizon 2017, le marché des nanomatériaux pèsera 37 milliards de dollars.

Le potentiel commercial qu’ils représentent est certes immense, mais il comporte également des risques considérables. Même si aucun sinistre lié aux nanomatériaux n’est connu à ce jour, des expériences sur les animaux montrent que certains d’entre eux pourraient avoir des effets néfastes sur la santé humaine et l’environnement.

Il n’est donc pas surprenant que les risques associés aux nanotechnologies préoccupent de plus en plus les sociétés d’assurance. Parmi les secteurs d’activité concernés, on compte la responsabilité civile employeurs (sur les marchés où elle fait l’objet d’une assurance commerciale), la responsabilité civile générale, y compris la responsabilité du fait des produits, et la responsabilité environnementale.

On estime que les employés en contact direct avec les nanomatériaux sont un des groupes les plus exposés. Rien que dans l’Union Européenne, le secteur des nanotechnologies emploie 400 000 personnes, fabriquant une large gamme de produits.

De plus, la production et l’utilisation importantes de nanomatériaux dans les produits de consommation représentent un risque potentiel d’accumulation pour les sociétés d’assurance.

Du fait de l’hétérogénéité et de l’étendue des applications des nanotechnologies, ainsi que de la controverse persistante sur leur innocuité, les portefeuilles des différentes sociétés d’assurance manquent aujourd’hui de transparence en ce qui concerne les nanorisques potentiels.

L’absence de réglementation encadrant les nanomatériaux ne fait qu’ajouter à l’incertitude qui pèse sur les sociétés d’assurance. Les autorités de réglementation ne semblent pas en mesure de suivre le rythme de développement des nanomatériaux et de leurs utilisations. Alors que l’UE a partiellement réagi en prenant certaines dispositions, les États-Unis, par exemple, n’ont pas encore établi d’obligation de déclaration spécifique aux nanomatériaux.

Indépendamment de la complexité existante, pour les assureurs européens tout du moins, une gestion prudente et transparente des nanorisques est sur le point de devenir obligatoire. Solvabilité II appelle à établir une politique de gestion des risques couvrant tous les risques matériels, y compris les risques émergents, dans le cadre du dispositif ORSA (Own Risk and Solvency Assessment, en français : évaluation interne des risques et de la solvabilité). Nous considérons que les nanomatériaux constituent un risque émergent potentiel. Les sociétés d’assurance doivent donc prendre des mesures fermes visant à identifier, contrôler et évaluer les nanorisques présents dans leurs portefeuilles.

Gen Re adopte une approche proactive de la gestion de ces risques : nous avons lancé à Cologne, en Allemagne, notre nouveau système de suivi des nanorisques. Ce système est spécialement conçu pour le secteur des assurances et le profil complexe risque-rendement des nanomatériaux.

En partenariat avec The Innovation Society, nous avons ciblé les nanomatériaux de trois secteurs industriels importants et les avons évalués sur la base de critères tels que leur toxicité, la réglementation applicable, leur réputation et leur potentiel de risques cumulés. Afin de garantir que les informations les plus récentes sont intégrées aux profils de risque, le suivi sera réalisé sur une base constante.

Nous avons pour objectif d’aider les sociétés d’assurance à identifier, comprendre et gérer objectivement les nanorisques afin qu’elles puissent accompagner leurs clients et jouer un rôle pertinent dans le monde des nanotechnologies.

Nous prévoyons d’autres opérations en Europe dans les prochains mois. En attendant, si vous souhaitez en savoir plus, merci de contacter votre chargé de compte Gen Re.

 

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